lundi 8 février 2016

MUTILATOR


MUTILATOR “Omens Of Dark Fate”, MLP. Triumph Ov Death.

MUTILATOR a vécu un an et demi, avant de devenir MUTILATED, fin 1987. Ce vinyl est la ré-édition de l’unique démo de MUTILATOR, enregistrée en avril 1987, avec l’aide d’Alex Colin-Tocquaine d’AGRESSOR. Evil thrash metal résume très bien le contenu de cette démo. Après l’instrumental chaotique “Omens Of Dark Fate”, nous plongeons dans un thrash metal d’enfer, intense, très rapide, destructeur et super efficace, pendant cinq morceaux. Si DESTRUCTION, SLAYER et REPULSION font partie de leurs influences, MUTILATOR n’est pas un suiveur, et a réussi à créer sa musique avec sa propre indentité. On atteint l’orgasme avec cette fantastique démo… MUTILATOR fut le meilleur groupe français pour le thrash metal…

SNAKEPIT N° 21


SNAKEPIT Magazine n° 21. Ecrit en anglais.

En attendant la sortie du numéro 22, qui hiberne depuis un an de l’autre côté de l’Atlantique, retour sur ce numéro 21. Au programme et par ordre alphabétique : CITIES, DESOLATION ANGELS, DESTILLERY, DRAGONSLAYER, FCDN TORMENTOR, HELSTAR, HERETIC, JAG PANZER, MEDIEVAL STEEL, METALHEAD, METAL INQUISITOR, MILITIA (le texan), OBLIVION (celui de Floride), OVERLORDE SR, OZ, PRETTY MAIDS, RITUAL (Belgique), UFO et TYGERS OF PAN TANG, sans oublier les chroniques de disques et de démos, ainsi que le retour du label spécial avec CMFT Productions / CCG. Comme pour chaque numéro, il n’y a rien à redire pour la construction des interviews. Les bonnes questions sont au rendez-vous, et les réponses varient selon le niveau d’enthousiasme des musiciens. A l’exception de RITUAL, il n’y a pas de groupe largué. Côté sommaire, il y a quand même des surprises inattendues pour les interviews : JAG PANZER avec le talentueux guitariste Joey Taffola, TYGERS OF PAN TANG avec le bassiste Richard Laws, PRETTY MAIDS avec le guitariste Jan Piete (Pete Collins) et le bassiste Johnny Moller, et enfin Paul Chapman qui répond en étant très informatif sur son passé avec UFO. Une fois encore, un numéro à posséder. Avec le mag, un 7’’ single d’OBLIVION.



OBLIVION “Quest For Power”, 7’’. Nuclear War Now.

Avec ce single, le groupe floridien OBLIVION nous offre deux morceaux enregistrés lors de leur première expérience en studio de septembre 1986. En face A, “The Executioner”, une tempête dévastatrice, incluant quelques passages acoustiques, tellement hallucinante, qu’il a fallu que je remette plusieurs fois cette face, histoire d’approfondir le choc. En face B, “Winds Of War”, un morceau basé sur le même principe, c’est-à-dire passages acoustiques mélancoliques et déchaînement de metal enragé. Les deux bombes sont bien composées et surtout très bien interprétées, ce qui donne un power metal de première classe. Vivement la parution d’une anthologie d’OBLIVION !

lundi 7 décembre 2015

LONEWOLF (3)


LONEWOLF "The Fourth And Final Horseman", CD digipack. Napalm.
Après la déception d' "Army Of The Damned", je n'ai pas eu de grande attente avec cet album. "The Fourth And Final Horseman", qui ouvre cet opus, est un mid-tempo accrocheur et bien ficelé. On reste dans le mid-tempo avec "The Poison Of Mankind", mais ce morceau n'a rien de particulier, il s'écoute puis est oublié. Le rythme s'accélère avec "Hellride", mais là aussi, rien de marquant. Avec "Time For War", on retrouvre le LONEWOLF que l'on aime, avec un hymne réussi. Puis le mélodique "Another Stars Means Another Death" fait son effet. Hélas, on retombe dans le fade avec "Dragonriders", qui est à la limite de l'ennui. Puis arrive "Guardian Angel", qui plaît avec son côté épique et son atmosphère assez envoûtante. "Throne Of Skulls" bastonne bien, mais n'est pas mémorable. Avec "The Brotherhood Of Wolves", on verse dans le happy metal que je n'aime pas. Le final, "Destiny", est une pièce bien accomplie, mais reste en-dessous d'un "The Hour Zero" ou d'un "Erik The Red". Comme souvent, qui dit édition digipack, dit édition avec titres bonus. Ils sont au nombre de deux : "Unknown Soldier", qui est un superbe instrumental dévastateur, et "Raise The Flag", qui est du bon heavy puissant. Il faudra juste m'expliquer pourquoi les deux morceaux bonus sont meilleurs que les dix morceaux de l'album. Si "The Fourth And Final Horseman" est supérieur à "Army Of The Damned", encore une fois, le bon alterne avec le moyen. Je ne trouve pas l'ère Napalm fabuleuse, j'espère que ce sera mieux chez Massacre... Et cette fois, la pochette est laide...

LONEWOLF (2)


LONEWOLF "Army Of The Damned", CD. Napalm.
Après "The Dark Crusade" la barre était placée très haute. Apparemment trop haute. Alors que le groupe avait de plus en plus d'identité sur les albums "Made In Hell" et "The Dark Crusade", le voilà qui part plein pot chez RUNNING WILD. Certes, l'influence était déjà là avant, mais ici, l'ombre de RUNNING WILD plane entièrement sur tous les morceaux. Soyons honnête, il y a de bonnes choses comme le rapide et mélodique "Lonewolf" (qui aurait pu figurer sur l'album "Death Or Glory" de RUNNING WILD, alors que les Allemands en ont enregistré un avec le même titre sur leur album suivant, "Blazon Stone"), l'hymne puissant "Hellbent For Metal", le heavy mélodique bien accompli de "Soulreapers". On retrouve encore le côté guerrier de LONEWOLF qui peut être rageur ("Tally Ho"), mélancolique ("Celtic Heart"), ou belliqueux ("Crawling To Hell"). Mais il y a aussi du moyen ("One Second In Eternity") et des choses de seconde zone ("The Last Defenders", "Cold"). Et que dire du morceau "Army Of The Damned", qui possède un refrain réussi mais des couplets qui laissent indifférents... Quel dommage de l'avoir raté... Quand au duo avec Blaze Bayley, "The One You Never See", la pièce est sympathique, mais sans plus. "Army Of The Damned" est l'album le moins bon de LONEWOLF, qui de plus, n'est pas aidé par une piètre production. On a l'impression d'écouter du son mp3 sur un cd gravé. On ne pourra plus du tout dire que "Unholy Paradise" est le disque le plus faible de LONEWOLF... La meilleure chose de ce "Army Of The Damned" n'est pas auditive, mais visuelle : la très belle pochette...

LONEWOLF


LONEWOLF "The Dark Crusade", CD. Napalm.
La ré-édition du quatrième album de LONEWOLF sur le label autrichien, devrait en toute logique, le rendre plus accessible au niveau de la vente, puisque "The Dark Crusade" est à l'origine sorti sur deux labels allemands de taille plus modeste (Karthago pour le cd et Killer Metal pour le lp). Je l'ai ré-écouté attentivement, et mon avis n'a pas changé depuis 2010, et je ne pense pas qu'il changera un jour. C'est toujours le meilleur album de LONEWOLF. Après une intro pour se mettre dans l'ambiance, c'est un voyage captivant où on rencontre des morceaux costauds et puissants ("Viktoria", "The Dark Crusade"), rageurs et intenses ("Heathen Horde", le rapide "Winter Farewell"), lours et sombres ("Warrior Priest", "Words Of The Witch"), des hymnes purs et durs ("The Wolf Division", l'impressionnant "Hail Victory)". On apprécie aussi le bel hommage à RUNNING WILD ("Legacy Of The Wild") et la fresque épique réussie et variée qui clôt l'album ("The Hour Zero"). Ici, elle ne finit pas le cd, puisqu'il y a trois titres bonus : "Burning The Icons" (qui figure sur la version lp de "The Dark Crusade" à la place de "The Hour Zero"), "Iron Religion" et "Beyond The Grave" (qui proviennent de la compilation lp "Metal Or Death", sortie chez Killer Metal). Les deux premiers sont de bons morceaux de heavy metal, mais sont inférieurs au contenu de l'album. Par contre, "Beyond The Grave" est très bon avec son power metal rapide. A part pour la collection, il ne sera pas indispensable d'acheter cette ré-édition pour ceux qui ont déjà le cd et lp sortis fin 2009, ainsi que la compilation. Mais pour ceux qui n'ont pas cet excellent album, voici le moyen de vous rattraper...

lundi 2 novembre 2015

SAXON (3)


SAXON "St. George's Day Sacrifice – Live In Manchester", DoCD. UDR.
Encore un enregistrement en concert de SAXON... Est-ce utile de le posséder ? Si on considère que "Sacrifice" est un des meilleurs albums de SAXON depuis longtemps, et que le groupe le défend avec pas moins de six morceaux ("Sacrifice", "Wheels Of Terror", "Made In Belfast", "Night Of The Wolf", "Guardians Of The Tomb", "Stand Up And Fight"), alors nous avons un début de réponse positive. Bien sûr, on retrouve des éternels classiques ("Wheels Of Steel", "747 (Strangers In The Night)", "Strong Arm Of The Law", "Denim And Leather", "Princess Of The Night", "And The Bands Played On","Power And The Glory", "Crusader"). Le groupe a dépoussiéré des morceaux qu'on apprécie de retrouver ("Dallas 1 PM", "Never Surrender", "Rock 'n' Roll Gypsy", "Broken Heroes", "Conquistador") ou pas (le moyen "I've Got To Rock To Stay Alive" et la dispensable reprise de Christopher Cross, "Ride Like The Wind"). Encore une fois, on se demande où sont passés certains morceaux ("Hammer Of The Gods", "Unleash The Beast", "Dogs Of War", "Solid Ball Of Rock"...), celui qui répond à la trappe, il sort. A part deux petits reproches, c'est du tout bon, si on ajoute que le groupe est en très grande forme (les vétérans n'ont pas peur d'en découdre, ils sont là pour ça) et le très bon son de ce live (il faut le souligner). Il est donc utile de le posséder...

jeudi 29 octobre 2015

BROCAS HELM


BROCAS HELM "Demonstration Of Might", DoLP. Buried By Time And Dust.
Un double lp pour ceux qui aiment ce groupe, qui contient la démo de 1983, la démo de 1987, la démo de 1989 et l'ep (sorti en cassette) de 1994. Cependant, les inconditionnels de BROCAS HELM ont déjà la démo 83 sur la ré-édition cd 2005 du premier album "Into Battle", la démo 89 sur la ré-édition cd 2005 du deuxième album "Black Death", deux titres du ep 94 sur le 7'' de 1994 "Time Of The Dark", et les deux autres titres du ep 94 sur la ré-édition picture lp 2000 de l'album "Black Death". Seule la démo 87 apparaît pour la première fois sur une édition ultérieure. Mais c'est la première fois que les trois démos connaissent une sortie sur vinyl. L'intégralité de la démo 83 ayant été ré-enregistré sur le lp 1984 "Into Battle", l'intégralité de la démo 87 ayant été ré-enregistré sur le lp 1988 "Black Death", la quasi-intégralité de la démo 89 (seul le titre "Crazy" est resté inédit) et l'intégralité de l'ep 94 ayant été ré-enregistré sur le cd 2004 "Defender Of The Crown", nous sommes donc ici en situation de complément de discographie. Ce qui ne réduit en rien la valeur de ce double album, puisqu'il est aussi indispensable que les autres disques du groupe. Ces spécialistes du heavy metal épique nous offrent les versions démo d'une partie de leurs pépites. Entre les hymnes ("Black Death", "Into Battle", "Fly High", "Time Of The Dark"...) et les belles pièces alliant puissance et atmosphères possédées ("Beneath a Haunted Moon", "Satan's Prophets", "Blood Machine", "Ghost Story"...), absolument rien n'est à jeter. On nage dans le bonheur sur les quatre faces... Signalons aussi le package merveilleux : la jolie pochette gatefold, le livret avec la reproduction des quatre jaquettes des cassettes, plus les paroles des morceaux et des photos des années 83-87-89 (quand le groupe était un quator). Egalement un poster A3 d'une vieille affiche de concert. Et les deux vinyls qui sont gris... Comme pour témoigner que BROCAS HELM fut...

HAIL OF BULLETS


HAIL OF BULLETS "On Divine Winds", CD. Metal Blade.
Certes, je suis un peu retard, HAIL OF BULLETS ayant déjà sorti son troisième album... Après un premier album traitant le front russe durant la seconde guerre mondiale, ce deuxième disque s'intéresse à la guerre dans le pacifique (toujours durant la seconde guerre mondiale). Les Néerlandais sont fidèles à eux-mêmes, avec un style aimant la puissance et la brutalité ("Guadalcanal"), la lourdeur et la suffocation ("Tokyo Napalm Holocaust"), ou qui alterne entre les deux ("Full Scale War"). Le groupe parvient à avoir son identité, même si plane l'ombre d'ASPHYX. S'il ne faut pas chercher d'innovation, il faut reconnaître que la qualité est bel et bien là pour ce death metal classieux, aidé par la production imposante de Dan Swano. Les meilleurs pièces d'artillerie sont à mon avis "Operation Z", "Strategy Of Attrition" (qui fait étrangement penser à ENTOMBED), "On Choral Shores" et "Kamikaze". Cependant le reste n'est pas en-dessous, parce qu'il n'y a aucun remplissage. Un deuxième album tout aussi recommandable que le premier...

vendredi 9 octobre 2015

CIRITH UNGOL


CIRITH UNGOL "Battle With Shelob", LP. ?.
Pas de label mentionné... Bootleg, bootleg... Les pirates s'intéressent désormais à CIRITH UNGOL en version live... Ce vinyl nous offre huit morceaux, enregistrés au Roxy Club de Los Angeles (19 janvier 1983). Sur les huit, sept représentent le chef d'oeuvre du groupe, "King Of The Dead". "I'm Alive" est le seul rescapé du premier album "Frost And Fire". Le public est très enthousiaste, et le groupe est là pour le satisfaire. Le son est acceptable, mais il ne provient définitivement pas d'un soundboard, dommage... Félicitons l'andouille au rayon edit, qui commet l'exploit de mettre le début du morceau "King Of The Dead" en fin de face A, et la suite continue en face B... Ce bootleg semble avoir été réalisé vite fait, et on aurait souhaité un peu plus d'investissement de la part de son auteur anonyme. En bref, ce "Battle With Shelob" restera une pièce de collection, car pour la musique, on préférera écouter les albums studio.

ROTTING CHRIST


ROTTING CHRIST "Promo 1995", 12''. Floga.
Quand Jim Mutilator a raconté comment ROTTING CHRIST avait signé avec Century Media en 1995, dans le numéro 7 de METAL TITANS, il a oublié de préciser que le groupe avait aussi enregistré une démo avec 3 titres... Qui sont ici gravés sur une face de vinyl (décidément, cette manière de laisser l'autre face non gravée...). On y trouve donc trois morceaux ("Snowing Still", "One With The Forest" et "The Opposite Bank"), qui allaient ensuite être ré-enregistrés pour l'album "Triarchy Of The Lost Lovers". Le potentiel était là, avant que cela soit développé pour l'album.Un bon avant-goût (en différé), qui est un bon complément à l'album. On retrouve aussi (mais en noir et blanc) la pochette qui allait être utilisée pour le premier pressage de l'album (avant que Century Media ne fasse n'importe quoi avec la nouvelle pochette de la deuxième édition). Plus un message de Necromayhem et un médiator ROTTING CHRIST...