mercredi 6 septembre 2017

AFTERMATH



AFTERMATH “Eyes Of Tomorrow”, DoCD. Zoïd / Shadow Kingdom.

Ré-édition de l'album de 1994 de ce groupe de Chicago. Mon enregistrement favori restera pour toujours la démo de 1987, “Killing The Future” (parfois, je me demande encore si AFTERMATH a réalisé que s'ils avaient sorti un premier lp avec du matériel dans l'esprit de “Killing The Future”, le lp aurait laissé une marque ineffaçable dans l'histoire du thrash). Cependant, je n'avais pas abandonné, et avais continué à les soutenir pour la démo 89 et l'album de 94, qui figure donc sur le premier cd. Si leur thrash metal est resté intense, il est devenu plus technique, en restant efficace, avec quelques touches progressives (“Words That Echo Fear”, “Change Of Mood”), il a aussi su garder un élan de férocité (“Eyes Of Tomorrow”, “Afraid Of Time”), et une certaine folie magnifique (“Being”, “Experience”). Un disque enregistré par des musiciens accomplis, avec des vocaux clairs qui collent parfaitement à leur style musical. Le deuxième cd est en fait un mcd, parce qu'il ne contient que cinq titres. On y retrouve le superbe “A Temptation To Overthrow”, seul morceau de la démo 89 qui n'a pas été repris pour l'album, mais qui aurait pourtant mérité sa place. Par contre, les quatres titres de la démo 96 ne m'attirent pas beaucoup et m'ont procuré des baillements avec leur cruel manque d'énergie. Ils semblent destinés aux experts en haschich. Donc si vous possédez la démo 89 et l'album 94, cette ré-édition n'est pas indispensable, elle est plus pour la collection... Pour ceux qui ne connaissent pas, mais qui aiment leur thrash metal technique, vous pouvez investir dans ce cours de rattrapage...

BLACKWYCH



BLACKWYCH “Out Of Control”, CD. Slaney.

Le premier album de ce groupe irlandais est originellement sortit au format lp en 1986. Comme il devient assez rare à trouver, un label a décidé de le ré-éditer sur cd. Je me rappelle l'avoir vu chroniquer dans un Enfer Magazine (à cause de sa belle pochette, qui est en fait l'élément le plus marquant de ce disque), mais je ne l'avais jamais vu dans les bacs du disquaire. Les meilleurs moments de cet album, c'est lorsque BLACKWYCH nous offre du heavy metal rapide et accrocheur (“Out Of Control”, “Death's Dealer”, “The Hangman”). Le groupe sait être efficace (“Man Hunt”, “Rockin' Lady”), et s'essaie même à l'hymne (“Burning Down The Line”, “Metal Mania”), mais c'est vraiment lorsqu'il accélère, tout en restant mélodique, qu'il brille le plus. Il n'y a rien d'original, on est dans de la NWOBHM traditionnelle, bien que BLACKWYCH soit un peu tardif par rapport aux autres groupes. Ses influences sont à chercher du côté de chez SAVAGE et CHATEAUX, avec une touche de THIN LIZZY. Un album très plaisant à écouter, mais qui n'est pas indispensable dans une discographie...

mercredi 16 août 2017

KREATOR



KREATOR “Love Us Or Hate Us - The Very Best Of The Noise Years (1985 - 1992)”, Do CD digipack. Noise / Sanctuary / BMG.

Après celui de RUNNING WILD, je me suis procuré le double album best of de KREATOR. Ce groupe allemand aura quand même sorti six albums marquants chez Noise. Les deux premiers (“Endless Pain” et “Pleasure To Kill”) resteront pour toujours mes deux favoris. Cependant, j'aime aussi les quatre suivants (“Terrible Certainty”, “Extreme Aggression”, “Coma Of Souls” et “Renewal”), parce que chacun d'eux affiche une identité reconnaissable et des morceaux marquants. Noise a choisi d'extraire 5 morceaux par album, ce qui donne la rareté d'avoir une compilation équitable pour la discographie concernée. On pourrait aussi se dire que c'est difficile de se tromper en prenant 5 titres de chaque disque... Eh bien non, Noise a choisi “Kharmic Wheel” à la place de “Brainseed” pour l'album “Renewal”, et rate donc d'un faux pas le podium pour le titre de compilation quasi-parfaite. Dans le livret, vous trouverez des commentaires de Mille concernant les albums, et quelques photos des différents line-ups. Ces deux cd me rappellent la meilleure période de KREATOR, celle dont j'aime encore écouter les albums, contrairement aux disques moisis qu'ils ont sorti chez Gun et chez SPV (à l'exception du réussi “Violent Revolution”)...

vendredi 11 août 2017

RUNNING WILD



RUNNING WILD “Riding The Storm - The Very Best Of The Noise Years (1983 - 1995)”, Do CD digipack. Noise / Sanctuary / BMG.

Noise sort de son caveau et sort quelques compilations de groupes de son catalogue, dont celle-ci. Il y a tout de même neuf albums a représenter. On nous donne donc 4 morceaux de “Gates To Purgatory” (1984), 3 de “Branded And Exiled” (1985), 4 de “Under Jolly Roger” (1987), 5 de “Port Royal” (1988), 4 de “Death Or Glory” (1989), 4 de “Blazon Stone” (1991), 3 de “Pile Of Skulls” (1992), 4 de “Black Hand Inn” (1994) et 1 de “Masquerade” (1995). Certes, “Lions Of The Sea” est le meilleur brûlot de “Masquerade”, mais cet album méritait au moins deux autres titres pour le représenter. Sinon, la grande majorité de la sélection étant attendue et convenue, ce best of devrait plaire aux amateurs du pirate metal. Mes disques préférés restent “Gates To Purgatory” et “Branded And Exiled” (avant l'âge pirate), même si le groupe a sorti de bons albums par la suite. J'apprécie beaucoup les “Death Or Glory”, “Black Hand Inn” et “Masquerade” (d'où ma déception sur la radinerie concernant cet opus). Dans le livret, on trouvera des commentaires de Rock 'n' Rolf pour chaque album et quelques photos des différents line-ups. Pour ceux qui se demandent  pourquoi la date de départ est 1983, c'est parce que cette année là, RUNNING WILD a signé avec Noise Records, et a participé aux compilations “Rock From Hell” et “Death Metal”. A vous de décider si vous voulez ou non vous procurer ce best of...

mercredi 9 août 2017

TWISTED SISTER



WE ARE FUCKING TWISTED SISTER, Do DVD. Monoduofilms.

Le premier dvd est évidemment en anglais, mais avec des sous-titres français dans le menu (miracle !). De 1972 à 1982, vous saurez tout sur la première décennie de TWISTED SISTER, avec les moments clés, les galères (essentiellement causées par l'abruti qui occupait le poste de président chez Atlantic USA), les différents line-ups... Vous pourrez donc devenir incollable sur les débuts de TWISTER SISTER avec ce documentaire très intéressant. Le deuxième dvd contient plus de deux heures de bonus, complémentaires au premier dvd. Le problème est qu'il est réservé aux anglophones, parce qu'il n'y a pas de sous-titres pour cette deuxième partie (le miracle n'aura pas duré !). Une fois de plus, nous sommes confrontés à la stupidité de gens non professionnels, qui font traduire la moitié d'une réalisation et se foutent du reste. Ce genre de fumisterie devient lassant à la longue... Après, il ne faudra pas s'étonner que le non-anglophone cherche à télécharger le premier dvd et n'achète pas le produit...

CATACOMB



CATACOMB “In The Maze Of Kadath + The Lurker At The Threshold”, CD. Dark Symphonies.

Un label américain qui ré-édite sur cd la troisième démo “In The Maze Of Kadath” (1993) et la deuxième démo “The Lurker At The Threshold” (1992) du groupe français CATACOMB. Je me souviens avoir commandé les deux démos au groupe en 1993, la troisième étant celle que j'ai écouté le plus. “In The Maze Of Kadath” nous plonge dans un death metal atmosphérique assez classieux, inspiré par l'univers de Lovecraft, avec des parties qui accrochent l'auditeur et d'autres qui l'envoûtent, à l'image de l'excellent “The Key”. Cette démo voit aussi l'ajout d'une claviériste très présente sur les morceaux, et qui a beaucoup contribué au son de cette réussite. Cela s'entend que le groupe a écouté le premier album de NOCTURNUS, mais il s'en tire bien avec un style assez personnel. “The Lurker At The Threshold” présente un death metal plus classique, qui allie brutalité et efficacité, mais disons le en toute franchise : cette deuxième démo est inférieure à la troisième. Quoi qu'il en soit, un cd intéressant à posséder. Edition limitée à 1 000 exemplaires.

jeudi 27 octobre 2016

MORDRED


MORDRED “The Demos 1986-1988”, CD. Battle Cry / Gom.

Bonne initiative d'avoir regroupé trois démos de MORDRED sur un cd. Ces enregistrements rappellent que ce groupe américain jouait d'abord du power metal (et non du thrash metal), avant d'être connu par les lecteurs de magazines metal comme un groupe de la vague metal fusion. La démo “1” de 1986, enregistrée avec le line-up 1 (Art Liboon - basse, Erik Lannon - batterie, Alex Gerould - guitare, James Sanguinetti - guitare, Stephen Shaw Scates - vocaux), montre, en quatre morceaux, le potentiel prometteur avec le dérangé et vicieux “Sever And Splice”, le guerrier et vengeur “The Chains Are Off But The Scars Remain”, le rentre-dedans “Spellbound”, sans oublier le fier “Mordred” qui martèle la tête. La démo “2” de 1987, enregistrée avec le line-up 2 (Art Liboon - basse, Erik Lannon - batterie, Alex Gerould - guitare, Danny White - guitare, Scott Holderby - vocaux), confirme, en trois morceaux, que MORDRED est devenu un maître du power metal ravageur, comme le prouve la chevauchée foudroyante qu'est “Reckless Abandon”, mais aussi l'efficace et tranchant “In Cold Blood”, et surtout le superbe “The Scars Remain” (ouf, ils ont raccourci le titre), dans une version bien supérieure à celle figurant sur la démo “1”. Ma démo préférée du groupe. La démo “Fool's Game” de 1988, enregistrée avec le line-up 3 (Art Liboon - basse, Gannon Hall - batterie, Jim Taffer - guitare, Danny White - guitare, Scott Holderby - vocaux), est, en quatre morceaux, une continuation logique, avec l'énergique et menaçant “The Artist”, ou le dévastateur “Spectacle Of Fear”. “Sever And Splice” dépote, mais cette version est un cran au-dessous de celle figurant sur la démo “1”. “Nowhere Fast” n'est pas mauvais du tout, mais ce morceau est inférieur aux trois autres. Mon tiercé gagnant est donc : démo “2”, démo “1” démo “Fool's Game”. Un cd recommandé, même s'il aura deux publics différents : les connaisseurs (ceux qui mettaient des dollars cash dans l'enveloppe pour recevoir la démo, ou ceux qui s'échangeaient des cassettes par courrier) et les découvreurs (ceux qui n'ont que les albums et qui pourraient se demander ce qu'il s'est passé avant le contrat avec Noise).

mardi 18 octobre 2016

DESOLATION ANGELS



DESOLATION ANGELS “Sweeter The Meat”, MCD. Autoproduit.

Je ne m'attendais pas vraiment à un nouvel enregistrement de ce groupe britannique. Je fus aussi surpris que ce mcd figure dans une pochette souple, et non dans un boîtier. Plus simple et moins onéreux, quand les labels ne sont pas intéressés... Dommage pour eux, parce que DESOLATION ANGELS à évité la maladie du retour raté. En bonne santé, le groupe nous livre du heavy rock efficace et bien interprété (“Sweeter The Meat”, “Archangel”), qui allie force et mélodie (“Metal Man”), ou qui réveille le rebelle en nous (“Set Your Spirit Free”). Seul le morceau “Medusa” n'a rien de spécial. Avec 4 sur 5, on peut donc parler de retour qui en vaut la peine, mais ce disque étant un mini-album, il reste à entendre ce que DESOLATION ANGELS donnera sur un album complet...

NEAT RECORDS



NEAT & TIDY, The Story Of Neat Records, par John Tucker. Livre écrit en anglais, édité chez Iron Pages Books.

Un livre tellement captivant, qu'on devient accro jusqu'à la fin. NEAT Records fut un des principaux labels indépendants à promouvoir la N.W.O.B.H.M. (les autres étant Heavy Metal Records, Guardian Records, Rondelet Records, Ebony Records...). Cet ouvrage retrace de manière passionnante la création de Neat, son organisation et son développement, qui nous font passer des débuts à l'âge d'or, puis de l'âge d'or au déclin. Les trois principaux groupes (TYGERS OF PAN TANG, RAVEN, VENOM) ont droit à une place importante, mais des autres groupes essentiels (BLITZKRIEG, SATAN, JAGUAR, AVENGER, CLOVEN HOOF, BITCHES SIN...) et d'autres aux destins variés (WARFARE, ARAGORN, SARACEN, FIST, WARRIOR, BLACK ROSE, RAW DEAL...) ne sont pas oubliés. Il y a de l'information sur tous. Très bien écrit, ce livre satisfera les amateurs de la N.W.O.B.H.M., qui souhaitent garder des souvenirs sur le papier.

LONEWOLF (4)



LONEWOLF “Cult Of Steel”, CD digipack. Massacre.

Après deux albums décevants, le loup allait-il se relever ? Ce cd commence fort avec “Cult Of Steel”, un bel hymne accrocheur, qui est aussi un hommage à quelques musiciens décédés. “Hordes Of The Night” essaie d'être un autre hymne, il a ses moments, mais est moins réussi que le précédent. Ensuite, l'album souffre de deux symptômes : les morceaux qui s'écoutent puis s'oublient (“Werewolf Rebellion”, “Funeral Pyre”, “Open Fire”, “The Grey Wolves”), les morceaux qui sont bien faits, mais qui ne sont pas mémorables, parce qu'il manque quelque chose (“Blood Of The Heretic”, “Hell's Legacy”, “Force To Fight”, “Mysterium Fidei”). Quant aux deux bonus, là aussi, l'avis est mitigé : si la version 2014 de “Children Of The Unlight” est satisfaisante, la version 2014 de “Made In Hell” est inutile, parce que n'atteignant pas le niveau de l'originale. Soyons honnêtes, s'il est de qualité supérieure à “Army Of The Damned” et à “The Fourth And Final Horseman”, ce “Cult Of Steel” s'écoute deux ou trois fois avant d'être rangé définitivement dans son boîtier.